29/04/10 > 29/05/10

Aurelie Nemours, Dimitry Orlac, François Perrodin

Galerie Oniris, Rennes


Aurelie Nemours s’était engagée dans la voie de l’abstraction à partir de 1949, développant une peinture abstraite, construite, à partir de couleurs pures et de formes géométriques issues du carré, mais sans dogmatisme ni systématisme. Ses compositions sont strictement disposées dans le plan, fondées sur le croisement de l’horizontale et de la verticale.
Sa peinture ne comporte en général que peu de couleurs (parfois elle ne met en jeu que le noir et le blanc), mais joue toujours sur l’intensité des champs colorés. La peinture met en oeuvre des accords de couleurs qui peuvent évoquer des tons, des sonorités, décrire des climats.
Son travail se caractérise à la fois par sa rigueur mais aussi par une très forte sensibilité, voire une grande spiritualité. Pour Aurélie Nemours, peindre, c’était « chercher la vérité du monde ». Elle avait, disait-elle, « la peinture dans le cœur et dans la tête ».

Dimitry Orlac est né en 1956 à Koper (Slovénie). Il fait ses études en France et conclut par plusieurs années de philosophie. Heidegger l’accompagnera avec cette question « Est-ce que l’art est une origine ou non ? ». Il s’équipe d’un savoir-faire aux Beaux-arts de Bordeaux. Puis Dunoyer lui apprend que, si la matière peut sembler une synecdoque de l’œuvre d’art, la « peinture » ne nous dit pourtant rien du « tableau ». Enfin, avec Opalka, le temps de ce parcours est lui-même thématisé.
Deux approches distinctes caractérisent son œuvre, celles des monochromes dont Orlac a fait l'essentiel de son travail de peintre et celles des jeux de lumière, les tableaux néons et des interventions environnementales comme celle du métro de Toulouse.
Il s'est engagé avec les tableaux/graphites dans ce qu'on pourrait appeler un "programme de vie" savamment mûri.

François Perrodin développe un travail qui prolonge l’histoire de l’abstraction du XX° siècle, la plus pure, la plus exigeante. Son œuvre hérite à la fois de l’art concret, du minimalisme et du monochrome. Il met en jeu la peinture dans sa relation à l’espace : l’espace de l’œuvre, l’espace de l’exposition, et l’espace du spectateur.
Il s’agit d’un travail de peinture : la surface des œuvres, bordée d’un cadre, est recouverte de peinture, et joue sur ses effets : de matité, de brillance… C’est une surface de « représentation ». La surface peut aussi être fragmentée en différentes épaisseurs, introduisant des jeux d’ombres et de lumières dans l’objet lui-même mais aussi sur le mur sur lequel il est accroché.
Dans la construction des tableaux, tous les éléments (largeur, hauteur, surface, profondeur…) sont pensés les uns en rapport avec les autres. Les pièces sont composées par séries. La réduction des couleurs – le plus souvent des jeux de noirs ou de gris – contribue à la mise en évidence de cette démarche constructive.

Galerie Oniris
38, rue d’Antrain  35700 Rennes
Tél. 02 99 36 46 06  
contact@galerie-oniris.com
www.galerie-oniris.com

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