27/02/10 > 28/03/10

Frisbee (aller et retour)

L'Atelier, Nantes


Elina Juopperi, Christine Laquet & Stéphane Pauvret, Daniel Perrier, Roy Villevoye
L’association artyevents présente une approche de la notion d’identité et de territoire élargie à la découverte de l’autre. Les 4 expériences artistiques présentées se définissent toutes à partir d’un contexte culturel vécu et partagé.

Elina Jueopperi, jeune photographe finlandaise, a sillonné pendant 6 mois la région nord de son pays, autour du lac Inari, pour rencontrer et photographier 250 personnes sur quelque 300 parlant la langue Sami, langue en voie de disparition. Chaque personne a été invitée à poser de face devant un fond noir, simple tissu tendu isolant la figure et neutralisant ainsi l'environnement. D'une photographie à l'autre, les conditions de prises de vue changeant, apparaissent les variations de lumière et confèrent à l'ensemble une certaine vibration, celle inéluctable du temps qui s'écoule.

Christine Laquet et Stéphane Pauvret ont bénéficié l'été dernier, dans le cadre du programme France- Brésil 2009 dirigé par Culturesfrance et auquel participe la Ville de Nantes, d'une résidence à Recife. Les deux artistes se sont immergés dans un quartier de la ville, au cœur d'une favela dans une zone à mangroves. De cette spécificité territoriale, ils en propose une installation incluant un film contant la rencontre improbable de Charles Darwin et Albert Einstein — tous deux ayant visité le Brésil à un siècle d'intervalle —, une collecte d'objets offerts et des photographies rendant compte d'une métamorphose de la cité, sa transformation historique, multiculturelle et son adaptation contemporaine par ses autochtones.

Les recherches actuelles que développe Daniel Perrier le conduisent à plus d'un déplacement au Cambodge. L'artiste y porte un regard sur la reconstruction d'un pays encore meurtri dans son histoire la plus récente et frappé récemment par la mise en place d'une économie mondialisée et le libre échange. Au cours d'un travail de captation sonore, il rencontre San Kim Sean, l'un des derniers grands maîtres d'une boxe ancestrale khmère, le Boxkator. Le projet d’un film, d’un essai, s'est alors peu à peu inventé, mettant en image le travail d'apprentissage, tout en interrogeant le processus de réinvention d’une transmission et la formation d’une nouvelle génération à cet art.

Roy Villevoye entretient quant à lui depuis plus de 15 ans des relations régulières avec des habitants d'un village sur la côte sud de la Nouvelle-Guinée. Sa pratique de la peinture s'en est trouvée profondément modifiée à l'occasion de découvertes visuelles et matérielles comme la collecte des teintes roses et brunes à partir de l'observation des nuances de la peau humaine. Mais dans la représentation de l'autre, c'est la relation à l'autre et l'art de l'échange qui intéressent très vite l'artiste. Ses films, photographies, sculptures étayent désormais cette démarche.

 

L'Atelier
1 rue de Chateaubriand  44000 Nantes

Jean-Michel Jagot, artyevents
www.artyevents.com

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