30/01/10 > 21/02/10

Véronique Sablery

Granville Gallery


Double peau
Dans cette exposition Véronique Sablery combine un travail sur l’image et un travail sur la peau.

Véronique Sablery dit qu’elle s’interroge depuis longtemps sur l’image : ce qu’elle révèle et ce qu’elle cache.  D’où son intérêt, notamment, pour la photographie qui, associée avec le verre protecteur, créé une double image par l’intégration du spectateur qui la regarde.
En mettant, dans cette exposition,  la peau au cœur de son dispositif (elle est le « motif » appliqué, reproduit, sur les supports), Véronique Sablery double en quelque sorte la mise, puisque la peau est associée aussi bien à l’idée de protection mais qu’à celle de perméabilité, de transparence.
Et l’on voit bien, à partir de ces éléments, toutes les mises en abyme possibles du travail comme des visions qui nous sont proposées.

Mais peut-être y a-t-il autre chose, plus charnel, à voir dans cette exposition qui, si elle montre des photographies, des empreintes sérigraphies, est construite principalement autour de travaux  en tissus. Certes ces tissus peuvent être soit opaques, soit transparents, mais il semble bien que, principalement, ils aient à voir avec le corps.
Véronique Sablery serait d’ailleurs partie, pour certains de ses travaux, d’un détail de la fresque du Jugement dernier de Michel-Ange où l’on voit Saint Barthélémy tenant sa peau : cette peau, considérée comme un autoportrait de l’artiste, apparaît au milieu d’un foisonnement de corps assez étourdissant !

En introduction au catalogue publié à l’occasion de l’exposition,  est évoqué le passage de la Genèse dans lequel Adam et Ève, ayant mangé du fruite de l’arbre, « se dessillèrent leurs yeux à tous deux et ils connurent qu’ils étaient nus et cousant des feuilles de figuiers ils se firent des pagnes ».

Et c’est bien en fait du corps que semblent parler les œuvres les œuvres les plus marquantes de cette exposition, qu’il s’agisse des Peaux, de la Robe Cosmos ou de la Robe peau,  et même des œuvres sur papier, encadrées, qui leur font face.

Certes le corps peut apparaître sublimé ou idéalisé par la pureté des lignes, les jeux de transparence, l’absence évoquée… Mais , malgré tout, cette bien cette évocation qui donne aux œuvres leur force la plus sensible.
(SJ)


Granville Gallery
55, rue des Juifs  50 400 Granville  
Tél. 06 70 57 06 53 
granvillegallery@wanadoo.fr

www.granvillegallery.com

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