29/04/10 > 09/05/10

Random Rhizome

Hôtel Goüin, Tours


Huit étudiants de master de l’E.S.B.A. à Angers, l’E.N.S.A. à Bourges, et l’E.S.B.A.T. à Tours ont expérimenté une immersion totale dans la culture de l’Inde, passant trois mois à travailler avec des artisans et des industriels, des critiques et des artistes de New Delhi.

Avec la mondialisation galopante, l’art occidental s’est symptomatiquement ouvert depuis quelques décennies à d’autres cultures. Avec le postmodernisme et son engagement dans les études postcoloniales, il s’est fait ambassadeur de pays émergents. Après les artistes russes, chinois, africains, brésiliens, l’Occident a aussi tissé et renforcé depuis quelques années ses liens avec un grand nombre d’artistes venant d’Inde et de sa diaspora.
Récemment encore, le symposium organisé à la Tate Modern en 2006, les expositions phares comme Horn Please au Kunstmuseum de Berne, Santhal Family au MUKHA à Anvers ou encore Indian Highway à la Serpentine Gallery à Londres attestent de cet engouement. L’Inde, douzième puissance économique, deuxième pays le plus peuplé,  une des grandes puissances émergentes aux côtés de la Chine, de la Russie et du Brésil est devenu ainsi incontournable pour la création contemporaine.

Random Rhizome développe un thème rhizomatique cher à Deleuze. Annulant « fin et commencement », cette exposition assume une volonté de transversalité et de pluridisciplinarité.
Random Rhizome
confronte paradoxalement, d’une part l’art de l’Occident moderniste du XXe siècle et son refus de la narration au profit de son autoréflexivité et, d’autre part l’art en Inde qui a une très forte tradition figurative, notamment dans sa peinture.
En décryptant le quotidien d’une ville comme celle de New Dehli, ses happenings fictifs, sa mythologie et ses approches sociales, historiques et autobiographiques, les étudiants ont tissé des ponts et créé un réseau de relations multiples. Ils ont ainsi souhaité revisiter leur histoire de l’art du XXe siècle, notamment sa sculpture, mais aussi creuser les expériences communes aux deux cultures afin d’envisager des linéaments de l’art de demain.

Chaque année, l’École supérieure des beaux-arts de Tours propose des stages et des résidences aux étudiants de première année de master. Les destinations se font au quatre coins du monde. New Delhi fait partie des destinations privilégiées depuis 2002. Les stagiaires y expérimentent une immersion totale dans la culture de l’Inde, passant trois mois à travailler avec des artisans et des industriels, des critiques et des artistes sur un projet de production, présenté lors d’une exposition collective de fin de stage.
Pendant les premières semaines, les stages sont encadrés par Peter Briggs. Cette année, huit personnes ont conçu et réalisé un projet avec l'aide de l’attachée culturelle de l’Ambassade de France en Inde et de l’Alliance française de Delhi. Ce projet a été présenté dans le contexte du festival Bonjour India en décembre 2009 dans les jardins de l’Alliance française. En France, ces travaux sont présentés aux Tourangeaux à l’hôtel Goüin du 29 avril au 9 mai 2010. Le projet à New Delhi a été soutenu par la Ville de Tours et la Région Centre ( Mobicentre)

Participants : Agnès Eymond, Émilie Pineau, Lucille Dumont, Marine Cariou, Marine Léauté, Pauline Gaudry, Pauline Moreau, Slim Cheltout. Accompagnement : Peter Briggs.


Hôtel Goüin
25 rue du Commerce, 37000 Tours

Contact :
École supérieure des beaux-arts de Tours (Esbat) 
Tél. 02 47 05 72 88  
www.esbat-tours.fr

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