21/10/10 > 20/11/10

Sébastien GSCHWIND, Pascale JARDINO

L’enceinte et Ecole des beaux-arts, Angers


Etendues

La sculpture de Sébastien Gschwind est constituée d'une trame standard, des matériaux mis en tension s'assemblent et créent une variété d'étendues. Liés entre eux, ils produisent simultanément des états dissemblables : mobilier fonctionnel et paysage à la fois. C'est par son mode d´assemblage même que le dispositif s'articule, qu'il fait oeuvre. L'aspect modulaire confectionne une pluralité d'expériences cognitives, il complexifie le détournement de matériaux industriels et leurs restaure ainsi une perspective organique, voire poétique. De cette façon, l'usinage à motifs répétés, forme un ornement qui a une fonction proprement mécanique. Les sangles à cliquet sont communément utilisées dans les transports de matériaux et marchandises, notre véhicule est ici une forme de paysage, qui en contrepartie de son immobilité nous propose un transport d‘ordre mental. Ce transport en commun, du fait que nous pourrions matériellement nous y installer au même titre que sur un mobilier collectif, nous déplace d'une expérience physique à un état mental. Nos allées et venues, tour à tour contemplatives ou actives, tracent des chemins, de l'être à l'esprit.

A l'instar des sangles à cliquet de Sébastien Gschwind, Pascale Jardino transpose l'utilisation de plaques d'isolation. Les plaques sont rassemblées pour mettre en place un dessin. L'image copie, assemble et projette des éléments du lieu de représentation. Les copies des vitres, opacifiées et réunies, recomposent une image extrêmement pixelisée qui invoque d'autres lieux. L'image nouvelle reconstitue une idée de l'extérieur bien que son aspect sommaire nous donne en guise de paysage l'assemblage des formats des plaques. A cet ensemble est associé une vraisemblable matrice, une peinture qui regarde au dehors, une intention qui désigne un mouvement de bascule. Ce passage abrupt et simplifié, de l'architecture du lieu à la représentation d'un état de nature, nous renverse comme le ferait un sténopé, du dehors au dedans. Le réel entre dans l'espace intérieur géométrique, il se recompose. La fenêtre, comme un objectif, fragmente et reconstitue le réel en image, un nuage, de l'eau à l´état gazeux.

La deuxième version du dispositif présentée à l‘Enceinte joue la transposition. Les éléments architecturaux référents restent identiques, la pièce s'installe, s'invite, se compare et se joue de l'autre lieu.

Lukas Schneebesen

 

L’Enceinte
18 rue du Port de l’Ancre, Angers  
Tél. 06 87 90 11 31 
Le samedi de 14h à 17h ou sur rendez-vous

Ecole supérieure des beaux-arts d’Angers
Galerie d’Ollone
72 rue Bressigny, Angers 
Tél. 02 41 24 13 50  
Du lundi au vendredi de 10h à 12h et de 14h à 18h

1. legende temporaire

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