25/02/10 > 20/03/10

Les belles images

La Box, Bourges


Second Scénario
Dans Les belles images, ouvrage de Simone de Beauvoir publié en 1966, le personnage central — Laurence — évolue dans un réel qu’elle perçoit comme une composition d’images mensongères, inauthentiques, ne provoquant aucun affect, aucune sensation. Le comportement de Laurence constitue un lieu commun critique de notre société et pose la problématique de la validité de nos perceptions et de nos représentations et celle de l’effectivité de l’image.

Intitulée Les belles images, cette programmation[1]1.Une programmation de Céline Poulin, en collaboration avec Marc Bembekoff, Grégory Castéra, Julie Pagnier et Tony Regazzoni explore cette problématique en 3 expositions, un cycle de performances et de workshop. Chacun de ces projets incarne un questionnement différent de notre rapport à l’image, tentative non de réponse mais potentiel de positionnement.

Dans Les belles images – Première Hypothèse, qui a eu lieu du 27 novembre au 31 décembre 2009, le postulat de la matérialité de l’image était central. Avec Marc Bembekoff, était abordée l’impact physique de l’image et la déconstruction de la forme visuelle, notamment cinématographique.

Les belles images Second Scénario (du 26 février au 20 mars 2010) met en scène la place du récit (écrit ou oral) dans l’oeuvre, de conception, sa monstration, sa réception à son interprétation. Ce projet se compose d’événements et d’un workshop, en étroite collaboration avec White Corners.

Les belles images Troisième Type, avec l’artiste Tony Regazzoni, du 30 avril au 22 mai 2010 sera une exposition où l’artifice prend forme vers des fictions se jouant de nos archétypes.

Les Belles Images - Second scénario
(Commissariat
: Grégory Castéra et Céline Poulin)
Le scénario constitue la trame narrative sur laquelle le récit prend forme, il précède la matière. Il pose le décor, comme le souligne son étymologie. Le second scénario, c’est la deuxième possibilité. Il modifie les faits, transforme l’interprétation. Il ouvre un chemin de traverse, propose un autre possible.
Les œuvres qui proposent un second scénario changent un point de vue, créent un écart par rapport à une réalité pré-existante. Ce décadrage peut produire une étrangeté, comme un léger changement de lumière. En offrant leurs versions des faits, leurs versions parallèles, ces œuvres jouent avec les histoires qu’elles génèrent.

Ici, c’est tout à la fois l’œuvre qui est un second «blind», que l’exposition elle-même qui mettra en avant le langage tel qu’il s’incarne autour de l’œuvre. Intention de l’artiste, médiation, communiqué de presse, interprétation du spectateur, textes critiques etc., ces mots qui découlent ou précèdent l’œuvre en constituent le corps étendu. Second scénario entend dévoiler les fictions qui s’entremêlent dans toute exposition. La malléabilité de certaines œuvres, ainsi que leur complexité temporelle (on les perçoit, les raconte, s’en souvient...), excluent toute possibilité d’un rendu fidèle de l’œuvre qui ne soit pas une réduction. Les relations discursives entre le public, l’oeuvre et l’artiste tenterons de se substituer à un propos univoque par la mise en place d’événements spécifiques et par le jeu des oeuvres entre elles.

Ainsi, le discours sur les œuvres sera activé par les artistes eux-mêmes, des invités, les visiteurs et les étudiants de l’École nationale supérieure d’art de Bourges. Les temps d’activation donneront lieu à un rendez-vous public hebdomadaire et des ateliers menés à partir d’échange avec les artistes autour des manières de faire second scénario à partir de leur œuvre, en partenariat avec White Corners.

WORKSHOP « Les belles images – Second scénario »
Parallèlement et en continuité avec l’exposition « Les belles images – Second scénario » (du 25 février au 20 mars à la Box), aura lieu un workshop à White Corner (www.whitecorners.net), mené par Grégory Castéra, co-commissaire de l’exposition, en collaboration avec Camille Le Houezec et Jocelyn Villemont.
Les étudiants seront invités à produire un autre temps, un langage plastique et/ou scriptural, jouant de la référence, de l’interprétation, en relation avec les œuvres présentées dans l’exposition. White Corners construira et mettra à disposition un cadre, un décor contenant des modules, répliques ou substituts des pièces exposées à la Box, prenant en compte le second temps, le décalage et voués à évoluer au gré des différentes rencontres. Lancement du workshop le 25 février, fin du workshop le 18 mars avec une présentation au White Corners

Les belles images Séquence(s), construit avec Julie Pagnier, compose un cycle de performances et de workshops autour de la validité des codes formant nos représentations. Le 23 février Carole Perdereau proposera A faire chez soi suivi de Constantin Alexandrakis et d’Olivier Nourrisson avec leur projet “Das Dingbât.”. Le 18 mai, Mickaël Phelippeau et Julie Pagnier proposerons Sale danse avec la participation de Jean-Luc Verna, ensuite sera projeté Body double 22 de Brice Dellsperger et enfin un concert de I apologize avec Pascal Marius, Gauthier Tassart et Jean-Luc Verna. Ayant lieu entre les expositions, chaque Séquence(s) est suivie d’un travail approfondi avec les étudiants, avec Das Dingbât. pour la première et Mickaël Phelippeau pour la seconde.


La Box - École des Beaux-Arts de Bourges
9, rue Édouard-Branly  18000 Bourges
Tél. +33 (0)2 48 24 78 70
la.box@ensa-bourges.fr
http://box.ensa-bourges.fr

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