01/03/12 > 31/03/12

ÉCOLE SUPÉRIEURE D'ARTS & MÉDIAS DE CAEN. MARS 2012


Jusqu'au 4 mars
"Sans les murs". Exposition collective des félicités 2011 de l'ésam Caen/Cherbourg
Camille Bondon, Raphaëlle Cottereau, Julien Creuzet, Romuald Dumas Jandolo, Edith Longuet-Allerme, Matthieu Martin, Johanna Wetton
(Abbaye-aux-Dames, Caen)

Mercredi 29 février et jeudi 1er mars à 19h
"Globale surveillance". Dispositif théâtral communiquant & intelligent. Texte & mise en scène : Éric Sadin
La Comédie de Caen et l’école supérieure d’arts & médias de Caen (ESAM) s’associent pour la création de cet OVNI théâtral et plastique proposé par le metteur en scène et auteur Eric Sadin.
Nous vivons dans un monde sous surveillance : plus personne n’oserait en douter. Mais quelle forme prennent aujourd’hui les nouveaux dispositifs de contrôle et en quoi sont-ils différents des pratiques du siècle dernier ? Comment modifient-ils notre rapport au monde et aux autres ? Vont-ils jusqu’à menacer le droit à la vie privée ? "Globale surveillance" dresse une zone spatiale hypersurveillée, à l’intérieur de laquelle acteurs et spectateurs sont soumis à quantité de procédures de traçabilité rendues visibles, a contrario de nombreux mécanismes quotidiennement à l’œuvre et marqués par le phénomène angoissant de l’invisibilité. Expérience garantie !
Le projet "Globale surveillance" a été initialement présenté sous forme d’esquisse, dans le cadre du colloque "Globale Paranoïa" organisé par Eric Sadin au Palais de Tokyo en avril 2009 et a bénéficié d’une résidence de recherche à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon
Auditorium ésam - site de Caen
Tarifs : 24/20/8 euros (billetterie Comédie de Caen)
Proposé par la Comédie de Caen et l'ésam Caen/Cherbourg

Du 6 mars au 6 avril 2012
Exposition "Grands ensembles, 1960-2010. Regards photographiques"
Grande galerie ésam - Site de Caen

Mercredi 7 mars à 18h

Conférence : "Le caillou et le précipice", Eric Aupol, photographe et enseignant en école d'art
« Ce qui m’intéresse, c’est la transgression : vous mettez vos pieds ou votre regard dans d’autres lieux que ceux qui sont supposés être les vôtres. » Jacques RANCIERE, Et tant pis pour les gens fatigués, Entretiens (2009)
«Je souhaiterais partir d’une expérience, celle de la résidence d’artiste et du déplacement en « terre inconnue » qu’elle nécessite. Et ainsi revisiter, avec la photographie, ces écarts du proche au lointain, et de l’étrangeté même d’une impossible familiarité avec l’espace, le territoire, le paysage, qui fonde la mobilité.
Une triple étrangeté, un triple déplacement donc : celle du photographe, celle de l’espace (ou du paysage, au sens large), et celle de ceux qui l’investissent, toujours de façon temporaire. Quand les frontières entre espace privé et public se modifient, symptôme d’une condition possible d’un nouveau rapport au monde : être mobile, sur le qui-vive, déplacé, toujours sur le seuil d’une nouvelle incertitude. Mais aussi au plus près du transitoire. Et « tout se passe sur le seuil, sur le seuil, on jacte » ( David Mangin ).» Eric Aupol

Mercredi 14 mars à 18h
Conférence : "Le droit d'auteur, outil de votre respect professionnel", Guillaume Lanneau, auteur, graphiste et scénographe, responsable syndical
« Le droit d’auteur est le seul droit qui vous pro- tège du simple fait de concevoir des signes, des images, des espaces ou des objets. Loin d’être un cours de droit, nous verrons ensemble comment, un usage quotidien et intelligent du droit d’auteur peut participer à définir notre relation professionnelle au monde, comment il peut vous permettre de gagner votre vie. »
Guillaume Lanneau

Jeudi 15 mars à 18h 30
Conférence : "Consommez plus, vous vivrez moins" (Nouveaux réalistes, Fluxus et Internationale situationniste) par Fabien Danesi, historien de l’art.
Ce graffiti de Mai 1968 traduit de manière directe la résistance à l’égard de la société de consommation qui s’est développée en France de façon accélérée, tout particulièrement après la guerre d’Algérie. Dès le début de la décennie, les artistes avaient enregistré les signes de cette modernisation anthropologique, pour l’accompagner, comme en témoignent les manifestes de Pierre Restany, ou pour la dénoncer, comme le montrent à la même époque la praxis de l’Internationale situationniste. À l’instar de Fluxus, les créateurs interrogent l’abondance des objets qui conditionnent la vie quotidienne et reposent la question de la place de l’art au coeur de la culture de masse.
Auditorium ésam - site de Caen
Proposée par le Frac Basse-Normandie, le Wharf, l'Artothèque de Caen et l'ésam Caen/Cherbourg

Lundi 19 mars à 18h
Conférence : « Jack Goldstein : l'image comme signal », François Aubart, critique d'art et commissaire d'exposition indépendant
« L’oeuvre de Jack Goldstein a été durablement marquée par le contexte d’une de ses premières apparitions, l’exposition Pictures organisée par Douglas Crimp à Artists Space en 1977. Comme son titre l’indique, celle-ci signale une forme
de retour à la représentation dans une période marquée par l’abstraction, l’art minimal et l’art conceptuel. Douglas Crimp éclaire ainsi une génération d’artistes dont le travail consiste à manipuler des images pour révéler la distance qui les sépare du réel et ainsi dévoiler leur nature de signe vide. L’accent est ainsi mis sur la nature transitoire, voir la disparition, de la porté symbolique des images dans une société qui voit la multiplication d’outils de reproduction et la monté en puissance des mass-médias. Par ail- leurs, il semble qu’une partie du travail de Jack Goldstein se penche également sur les modali- tés de circulation des images, de leur diffusion et des effets que ceux-ci engendrent. »
François Aubart

Du 19 mars au 6 avril 2012
Exposition : "Pressez-vous n°4". Dessins de presse des étudiants de l'ésam Caen/Cherbourg et dessins d'humour de Dominique Foy
Comme tous les ans, depuis 4 ans, les étudiants du département design graphique de l’ésam-c2 participent à la semaine de la presse. Ils ont réalisé des images en réaction à l’actualité de l’année 2011.
(La Parenthèse, Université de Caen)
Proposé dans le cadre de ARG, Rencontres Arts Graphiques

Mercredi 21 mars à 18h
Conférence : « Mondes sonores, nouveaux langages, nouvelles utopies », Alexandre Castant, essayiste, critique d'art et professeur à l'ENSA Bourges
« Au fil du temps, sur fond d’obstination ou par à-coups fulgurants, les pratiques sonores dans le champ de l’art ont dessiné un territoire, hybride et mouvant, dont cette intervention étudiera les formes de nouveaux langages. Depuis le dia- logue des arts et les synesthésies symbolistes, à travers les avant-gardes historiques et l’invention technique de la sphère audiovisuelle, en phase avec les recherches de la musique concrète
et, ultérieurement, liée à celles de la musique pop, trois pistes de travail seront plus particu- lièrement avancées pour explorer le nouveau langage sonore des arts plastiques.
La première, la plus évidente, est liée au cinéma. Depuis l’invention du parlant, avec les théories d’Eisenstein ou les travaux de Robbe-Grillet et de Godard, la bande-son se construit dans une certaine modernité cinématographique « contre l’image ». Ensuite, une approche peut- être inattendue sur un tel sujet ouvrira sur les territoires du silence, musical et plastique pour proposer, étrangement, une introduction à une logique du son. Enfin, une dernière approche sera trouvée quand des plasticiens explorent le caractère imperceptible voire inaudible du son comme nouvelle figure de la transparence d’un art immatériel. Pensée plastique de l’invisible à l’ère numérique ? Dans cette dernière approche, le corps sonore apparaîtra comme le vecteur de cette déconstruction technologique et mentale. Trois approches donc nourries d’une même expérience du son, et d’une même histoire d’un possible nouveau langage utopique. » Alexandre Castant

Jeudi 22 mars à 18h 30
Conférence : "Le neutre ou l'abandon de l'expression" (Pop art, art minimal, art conceptuel) par Fabien Danesi, historien de l’art.
Au début des années 1960, dans la lignée du ready-made duchampien, de nombreux artistes américains délaissent l’expression subjective, propre à l’expressionnisme abstrait, pour une approche plus distanciée à l’égard des affects et de la psyché. Warhol et Lichtenstein se réapproprient les icônes marchandes et populaires, tandis que Judd expose ses objets spécifiques dont les formes géométriques et les matériaux industriels affirment une neutralité. De même, la mise en avant du processus de création chez Morris ou de la dématérialisation chez LeWitt incarne plus que jamais cette notion qui, au-delàdes labels utilisés, traduit un désir d’objectivité.
Auditorium ésam - site de Caen
Proposée par le Frac Basse-Normandie, le Wharf, l'Artothèque de Caen et l'ésam Caen/Cherbourg

Vendredi 23 mars 2012 à 20h
Concert : "Not history's bones - A concert"Workcenter of Jerzy Grotowski and Thomas Richards
L’IMEC, qui conserve les archives de Jerzy Grotowski, s’associe à l’université de Caen, au théâtre de Caen, à l’ésam Caen/Cherbourg, au Cinéma Lux et au conservatoire à rayonnement régional de Caen la Mer pour proposer une programmation exceptionnelle de l’Open Program du Workcenter of Jerzy Grotowski and Thomas Richards. Du 20 au 27 mars 2012, concerts, spectacles, conférences, journée d’étude et projections interrogeront l’héritage d’une pensée originale de la scène.
Sous la forme d’un concert, le concert "Not history's bones" programmé à l'ésam explore par une approche non discursive les racines de différents genres musicaux contemporains, tels que le rock et le blues. Cette exploration prolonge naturellement les longues années de recherches du Workcenter sur les chants traditionnels. Tirant leur inspiration de ces genres différents, les membres du groupe ont élaboré et composé tous les chants, utilisant pour textes les poèmes du poète américain Allen Ginsberg, et cherchant à faire émerger une pluralité de sens, de perceptions et d’intuitions contenus dans cette parole.
Auditorium ésam - Site de Caen

Mercredi 28 mars à 18h

Conférence : « Exposer le graphisme », Nawal Bakouri, commissaire d'exposition
« En France, l’exposition du graphisme est l’un des modes de consécration privilégiés de la discipline. Pourtant, comme le faisait remarquer Jean-François Lyotard en 1998 à l’occasion de l’exposition Vive le Graphisme!, le graphisme relève à la fois de l’art, avec qui il partage en partie les matériaux et la forme, mais également de la communication, au sens où il transmet de l’information. En ce sens il est intéressant de se demander comment l’exposition du graphisme peut seule répondre aux enjeux de ce qu’elle montre : le design graphique. L’exposition ne peut être seulement ethnographique et consi- dérer l’objet graphique comme un témoignage, mais elle ne peut être non plus uniquement ar- tistique au sens de la contemplation des objets consacrés par quelque lieux de référence. Quels sont les enjeux de l’exposition de graphisme ?
A qui s’adresse-t-elle? Quelles sont les proposi- tions traditionnelles d’exposition du graphisme et quelles en sont les nouvelles formes? A quels enjeux répondent l’une et l’autre? »
Nawal Bakouri


ésam Caen/Cherbourg
17, cours Caffarelli 14000 Caen 

Tél. + 33 (0)2 14 37 25 00


www.esam-c2.fr

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