06/12/11 > 31/12/11

Ecole supérieure des beaux-arts Talm - Site d'Angers. Décembre 2011


Mardi 6 décembre 2011 - 17 h
Conférence. Laurent Tixador
Présentation du travail de Laurent Tixador  à travers une sélection d’œuvres, en mettant l’accent sur celles qui sont liées au déplacement et les enjeux qui les ont motivées.

Jeudi 8 décembre 2011 - 17 h 30
Lefevre Jean Claude (LJC). Performance lecture

Lefevre Jean Claude (LJC), qualifie de « conceptuel malgré lui[1]1.Anne Moeglin-Delcroix, « En marchant, en écrivant », Dossier Lefevre Jean Claude, Livres d’artistes : l’esprit de réseau, Nouvelle Revue d’Esthétique, PUF, n°2, 2008, p.97 » par Anne Moeglin-Delcroix, se trouve – contre son gré ? – demeurer le plus conceptuel des artistes de la « génération autre ». En effet, dans la lignée des « historiques », il maintient l’utilisation stricte du langage comme matériau de ses productions et le texte imprimé reste leur forme de présentation privilégiée. Cependant, il se démarque de ces derniers, lui-même le précise ainsi : « le travail est écrit. Il n’est que ça, il n’est qu’écriture. Mais je ne suis pas un théoricien[2]2.Propos de l’artiste recueillis dans le cadre de la présente étude lors d’un entretien informel, le 18 décembre 2009, non retranscrit. ». Habitué du « 26 rue Beaubourg » comme les « autres », LJC va cependant dégager de cet univers éclectique un travail en marge de ce que ce dernier a pu révéler à Dominique Pasqualini, à Jean-François Brun ou à Philippe Thomas. Sa démarche, peut-être alors davantage comparable à celle d’Ernest T. ou de Philippe Cazal, consiste en un focus sur le milieu de l’art : il repère les « « facteurs d’art », [...] les rituels suspects d’exposition et de vernissage[3]3.Leszek Brogowski, « “La profusion de tableaux me lassa...” Dispositifs et enjeux des “Lectures expositions” de Lefevre Jean Claude », dossier Lefevre Jean Claude, Livres d’artistes : l’esprit de réseau, Nouvelle Revue d’Esthétique, PUF, n°2, 2008, p.109. ». Mais contrairement à ses deux « compères » LJC ne joue pas la carte de l’humour – quoique souvent ses remarques alliant sobriété des formes de langage, concision et justesse des mots employés se révèlent d’une radicale efficacité dans leur propension à faire sourire. Il ne se met non plus pas en scène préférant au jeu de la surexposition le travail minutieux et solitaire de l’archivage et de l’écriture. La scène de l’art est la matière première de son « travail de l’art au travail ». Cette expression de l’artiste résume la démarche générale dans laquelle il s’engage quotidiennement. La répétition du terme « travail » n’est pas sans rappeler le rythme de « l’art de la définition de l’art » proposé par Joseph Kosuth. La formule de LJC, au regard de la base line « l’artiste dans son milieu » établie par Philippe Cazal, annonce d’emblée la voie empruntée par Lefevre Jean Claude. Loin des paillettes et de la médiatisation de l’artiste « star » il se focalise sur la recherche, « le travail de l’art au travail ».
(Texte extrait d’un exposé de Virginie Thomas, De l’art conceptuel en France vers un moment conceptuel français, « La « génération autre »)

 

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