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École supérieure d'arts & médias de Caen. Décembre 2010


Mercredi 15 décembre 2010 à 18h30
Une nouvelle histoire du cinéma (3/3)

dans le cadre des 50 ans du Lux, et en partenariat avec Transat Vidéo

6/64 Mama und Papa de Kurt Kren
(Autriche / 1964 / 3 mn 57 / couleur / silencieux / 16 mm) «Le matériau du happening d’Otto Mühl. Le pre- mier film actionniste de Kren. Avec son sixième film, Kren représente un sujet qui à l’époque était considéré autant révolutionnaire qu’explosif. Il commença à filmer des actions et des happe- nings conçus par Otto Mühl et Günter Brus, et par l’Institut de l’art direct de Vienne.»
Steve Dwoskin.
Dog Star Man: Part III de Stan Brakhage
(États-Unis / 7 mn 30 / 1964 / couleur / silencieux / 16 mm) La troisième partie comprend les bobines Il, Elle et Cœur. Les images féminines tentent de devenir masculines sans y parvenir et inversement. Dans la bobine Elle, on découvre des morceaux de chair en mouvement qui se séparent distincte- ment pour former une image de femme, tiraillée par le désir d’être homme. Dans la bobine Il, c’est le contraire qui se passe ; un morceau de chair est torturée par une inclinaison à la production d’imagerie féminin. Finalement la forme mâle émerge. Puis bien entendu, ces deux formes dansent ensemble, superposées et l’on obtient
un magma de chair homme-femme qui se divise et se réunit selon des mélanges, des distorsions proches de celles imaginées par Bruegel.
All My Life de Bruce Baillie
(États-Unis / 1966 / 3 mn / couleur / 16 mm) «All my life est juste une image toute simple — une haie couverte de roses sauvages rouges — et un chant . Un haiku. Le film que je préfère parmi tous les films de Baillie.» Jonas Mekas
My Name is Oona de Gunvor Nelson
(Suède/États-Unis / 1969 / 10 mn / couleur / n&b / 16 mm) «Par son intimité avec la nature, Oona évoque des légendes qui puisent, par—delà une exis- tence individuelle, au large réservoir du mythe féminin. Chevauchant à travers une forêt sombre, emportée dans le tourbillon de ses cheveux blonds, elle fait penser à ces autres cavalières blondes de la mythologie nordique, les Walk- yries. Cette image nous rappelle que, pour la femme primitive, il n’existait pas de contradic- tion entre la beauté et la force, ni entre la fémi- nité et le pouvoir.»
June M. Gill
Berlin Horse de Malcolm Le Grice
(Grande-Bretagne / 1970 / 9 mn / couleur / 16 mm) Berlin Horse est une synthèse des travaux explo- rant la transformation de l’image en refilmant à partir de l’écran, et en utilisant des techniques complexes de tirage. Il y a deux séquences origi- nales: une vieille page d’actualités et une partie d’un film 8mm tourné à Berlin, un village de l’Allemagne du Nord. À partir de l’écran, le 8mm est refilmé en 16mm de façon à utiliser, lors du tirage, une superposition permutative et un trai- tement de couleur. La musique du film est com- posée par Brian Eno et, comme tous les éléments de l’image, elle explore l’irrégularité des boucles entre elles afin de changer leur phase.
Piece Mandala/End War de Paul Sharits
(États-Unis / 1966 / 5 mn / couleur & n&b / silen- cieux / 16 mm) Fréquence de couleurs pâles espaçant et en- richissant visuellement des photos en noir et blanc, les mouvements d’un acte sexuel ou simultanément des deux côtés de son «champ» et des deux extrémités de sa durée.
L’Amour Réinventé de Maurice Lemaître
(France / 1979 / 15 mn / couleur / 16 mm) Des images et des sons jamais vus, jamais ouïs, était-ce encore possible aujourd’hui, telle était la gageure que ce film devait affronter. Érotique ? Certes. Mais alors... aussi un stade d’approfon- dissement de la particule photogrammatique, antérieur aux séries des images toutes différentes du Film est déjà commencé ?, mais vraiment toutes visibles, enchanteresses. L’étape ciselante, dans ce domaine, n’avait pas été entièrement explorée et Maurice Lemaître en défriche ici le terrain nécessaire. Le son, composé de poèmes lettristes, ajoute son étrange variété à la splen- deur de l’œuvre.
Nostalgia (Hapax Legomena I) de Hollis Frampton (États-Unis / 1971 / 36 mn / n&b / 16 mm) «Nostalgia s’ouvre sur un regard ironique porté sur un passé personnel qui créé ainsi son propre temps filmique, un passé et un futur générés par l’attente révélée par une stratégie de base disjonctive.»
Annette Michelson.


École supérieure d'arts & médias de Caen
17 cours Caffarelli - 14000 Caen
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